Test – Celeste, l’ascension du jeu indépendant au sommet de son art

Les médias l’ont acclamé, les cérémonies l’ont récompensé, les joueurs l’ont aimé.
Aujourd’hui, je vous parle d’un jeu qui a su porter un message d’une manière remarquable et qui se présente comme un des meilleurs jeux indépendants de tous les temps.

Voici Celeste, ou l’ascension du jeu indépendant au sommet de son art.

Ascension contre la dépression

Vous incarnez une jeune femme répondant au nom de Madeline. Son objectif : gravir le Mont Celeste pour lutter contre la dépression qui la hante.
Cette ascension lui permettrait de rencontrer son côté obscur appelé Badeline et empêcher la dépression de la ronger.

Celeste_03.jpg
Dialogue entre Madeline et son côté obscur

Dans Celeste, la dépression est matérialisée : elle est représentée par des monstres obscurs, représentant un danger pour Madeline.
Madeline devra donc braver ces dangers pendant son ascension et passera par des lieux qui deviennent grâce aux personnages et aux musiques totalement iconiques.

Si l’on doit retenir un point fort du titre, c’est sa thématique, traitée d’une façon incroyablement artistique, apportant un message à travers cet art.
Pas de doute, l’univers de Celeste est purement singulier et en terme d’originalité, aucun jeu ne peut atteindre son niveau.

Un gameplay nerveux… ou facile

Le gameplay de Celeste est également un grand atout du titre.

Celeste est un jeu de plateforme en 2D où seulement quatre mécaniques de jeu sont présentes : le déplacement (évidemment), le saut (nécessairement), l’escalade (oui, c’est un jeu d’escalade) et le dash (pardon ?).
Le dash permet de se déplacer très rapidement d’un coup sec dans une direction souhaitée. Ce mouvement est très utile dans le jeu et vous ne pourrez rien faire sans lui. Cependant, vous ne pouvez en effectuer qu’un dans les airs mais vous pouvez modifier ce léger détail (j’y reviendrai un peu plus tard).
Dans Celeste, vous allez mourir souvent. Très souvent même. Personnellement je suis mort 1500 fois dans le jeu. Quand vous mourrez, une seule transition d’une demi seconde est à attendre pour revenir au dernier point de contrôle.
Le principe du jeu est de mourir pour apprendre à bien jauger ses déplacements et comprendre le niveau, c’est un genre appelé le « die and retry ».
Le jeu est conçu pour être difficile, mais si vous n’arrivez pas à surmonter la difficulté, vous pourrez passer en mode assisté et accéder à quelques options supplémentaires qui changeront radicalement le gameplay : le nombre de dashs en l’air, l’endurance, l’invincibilité… personnellement, je les ai beaucoup utilisées car ne pas le faire implique d’être un joueur professionnel : n’ayez donc pas honte de les utiliser !

celeste-screenshot-03-ps4-us-25jan2018.jpg
Si vous ne sautez pas au bon moment, vous finirez assez mal. Très mal, même.

Honnêtement, j’ai pris du plaisir sur Celeste à mourir. C’est étonnant, mais pourtant j’ai aimé apprendre à connaître les niveaux et savoir rebondir pour arriver à atteindre le sommet.
Ce qu’il y a à dire pour définir le gameplay du jeu de Matt Thorson, c’est qu’il est incroyable et plaisant – et encore, les mots sont faibles ! Tout se joue au millimètre près, et pourtant ce n’est jamais frustrant. Même les joueurs n’aimant pas la difficulté pourront aimer le jeu, et c’est là qu’il frappe fort.


Cependant, il faut noter que les sticks sont parfois imprécis et change
souvent la donne. Néanmoins, ce soucis ne gâche pas l’expérience de jeu
sur le long terme.

Sept niveaux, sept tableaux différents

Le jeu est décomposé en sept niveaux, accessibles depuis un menu en 3D.
Ils représentent les différentes étapes qui vous séparent du sommet de la montagne.

L’écran de sélection de niveaux

Les niveaux sont tous très distincts et ne sont jamais pareils : chacun a son propre game design et tant mieux : le jeu se renouvelle de A à Z et on a jamais une seule fois un sentiment de redondance.
À noter qu’il y a possibilité de passer un niveau au choix pour passer directement à celui d’après, mais il n’y a aucun intérêt à le faire, à moins que l’on veuille anéantir son expérience de jeu.

Du contenu annexe, en veux-tu en voilà

Dans chaque niveau, vous pourrez récupérer quelques fraises, emblème de Celeste. Les récolter ne vous servira à rien, mis à part à vous défier et à « impressionner vos amis » comme le jeu le dit.
Les récolter vous prendra deux fois plus de temps que vous en prenez pour finir le jeu sans s’en soucier, ce qui devrait vous prendre environ quinze heures.

En plus des fraises, une cassette est cachée dans chaque niveau : après l’avoir récoltée, elle vous permettra de découvrir une nouvelle face du niveau encore plus difficile à finir.
C’est pas fini ! Une fois le sommet du Mont Celeste atteint, vous débloquerez l’accès au cœur de la montagne MAIS ! vous ne pourrez y accéder que si vous avez récupéré les cœurs, obtenables en terminant chaque niveau sous toutes ses faces.

L’entrée du chapitre bonus de Celeste

Vous tenez vraiment à terminer le jeu à 100% ? Eh bien soyez sûr d’avoir au moins une trentaine d’heures devant vous (et du courage aussi, c’est important).

À noter qu’un chronomètre peut être ajouté, pour tous les speedrunners.

Une bande-son magique

   Très habituel ces dernières années, les graphismes en Pixel Art.

Bien que simples, les graphismes de Celeste arrivent à être relativement beaux et parfois détaillés. La pâte graphique va à merveille au jeu et c’est l’important.

Celeste (3).png
Repos sous les aurores boréales


  Si les graphismes, bien qu’efficaces, sont vraiment simples, Celeste peut concurrencer avec n’importe quel jeu de 2018 au niveau de sa bande-son : elle est osée et incroyablement efficace.
Les compositions ont une touche électro qui leur donne une véritable identité.
L’OST est vraiment inédite et réussie, comme d’habitude cliquez ici pour écouter une de mes musiques préférées du jeu.

Points forts :

– Original
– Une thématique très bien traitée
– Un message marquant
– La bande-son, osée à raison
– Un gameplay aux petits oignons…
– … renouvelé sans cesse pendant l’aventure
– Des personnages et passages iconiques
– Difficulté régulable selon le niveau du joueur
– Du contenu annexe par milliers
– Simple et parfait

Point faible :

– Quelques imprécisions des sticks

Au départ, je ne comprenais pas vraiment pourquoi Celeste était tant apprécié et acclamé. Après l’avoir fini, je comprends mieux et le vois comme le meilleur jeu indépendant à ce jour.
Le gameplay est soigné, la bande-son est impeccable, la thématique est touchante et le message passé est marquant…
Ce jeu a laissé une trace indélébile en moi et m’a fait comprendre que le jeu indépendant, c’est sûrement les meilleurs jeux.
Avec un billet de 20€, vous pouvez avoir un des meilleurs jeux de l’année 2018 alors s’il vous plaît, achetez cette œuvre d’art et voyez-vous à jamais comblé par un jeu qui dans sa simplicité, a pu être (presque) parfait.

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